Spécial Rencontres œnologiques : l’approche du Domaine Laroche pour gérer l’oxygène dans l’espace de tête

Depuis 2013, Nomacorc organise le Wine Science Forum, appelé Rencontres œnologiques en France, afin de présenter aux professionnels du vin des données de recherche liées à la gestion de l’oxygène dans le vin et des approches pratiques pour améliorer cet aspect important du travail œnologique. Au cours de cette série d’articles, nous vous présentons les résultats de deux rencontres œnologiques présentées à Beaune et à Bordeaux à la fin de l’année 2014. Lors des Rencontres de Beaune, le 27 novembre dernier, différents intervenants ont rappelé l’importance de bien maîtriser l’étape de la mise en bouteille, des procédures d’inertage jusqu’au choix des bouchons afin, au final, de limiter les variations bouteilles à bouteilles qui peuvent être observées au sein d’un même lot. Voici l’occasion de découvrir les initiatives du Domaine Laroche en matière d’inertage et de gestion du SO2.

 

Entre le bouchon et le vin, il existe un petit espace qui peut avoir un grand impact sur la qualité et l’homogénéité du vin : l’espace de tête. La quantité d’oxygène qui s’y retrouve, même si elle peut à première vue sembler minime, est un facteur important pour la conservation et le vieillissement du vin.Laroche01

Le Domaine Laroche, en Bourgogne, s’est beaucoup penché sur la problématique de la gestion de l’oxygène dans l’espace de tête, en particulier pour les bouteilles sous capsule à vis. « L’apport d’oxygène peut engendrer des pertes de SO2 libre importantes dans les premiers mois suivant la mise. Dans le cas de la capsule à vis, le volume de l’espace de tête étant plus important, cette chute de SO2 libre est plus élevée du fait d’une plus grande quantité d’oxygène apportée. Pour limiter cette chute, nous avons installé un système d’inertage de l’espace de tête plus efficace », explique Yannick Lederlé, responsable embouteillage et maintenance chez Laroche.

Le domaine s’est équipé du système NomaLine HS 6000 développé par Nomacorc afin de pouvoir obtenir un niveau d’inertage de l’espace de tête plus efficace – et aussi afin de pouvoir régler précisément les niveaux d’oxygène en fonction des différents vins embouteillés. « Le système dispose de deux voies d’injection de gaz inerte séparées : l’une pour inerter l’espace de tête, l’autre pour inerter l’intérieur de la capsule. En réglant chaque débit de gaz, et en mesurant l’oxygène de l’espace de tête avec le NomaSense O2, on peut régler le niveau d’oxygène à appliquer selon le style de vin embouteillé », précise Yannick Lederlé. Afin d’atteindre facilement le niveau d’inertage souhaité, un tableau, répertoriant diverses instructions de réglage du système et de la ligne, a été réalisé.

Moins de sulfites

Laroche10« Le NomaLine HS6000 nous a permis d’obtenir des niveaux d’inertage beaucoup plus efficaces, une meilleure régularité, si bien que nous sommes en train d’adapter ce  système pour les mises en bouteille avec les bouchons cylindriques également. Grâce à cet équipement, nous avons pu réduire de 5 à 10 mg/L les doses de SO2 libre employées à l’embouteillage dans nos vins.

Au total, en maîtrisant l’oxygène tout le long de l’élaboration du vin, nous avons réussi à diminuer de 40% les doses de SO2 total employées dans les différents vins, tout en préservant leur bonne conservation. Notre objectif en effet est de garantir une préservation optimale de la qualité des vins, en fonction de leur potentiel de garde, tout en limitant autant que possible les intrants ».

Pour voir la présentation complète de Yannick Lederlé, cliquez ici >>

À propos de l'auteur

Magali-Eve Koralewski a rejoint Nomacorc en avril 2014 en tant que rédactrice technique du service Œnologie. À ce titre, Magali-Eve est chargée de créer du contenu technique à partir des recherches et des innovations développées par l’équipe Œnologie de Nomacorc.
Avant d’intégrer l’équipe, Magali-Eve a travaillé pendant six ans comme journaliste pour le magazine spécialisé Réussir Vigne, contribuant à la rédaction de nombreux articles de presses dans l’ensemble des différentes rubriques du magazine, tant sur le support papier que pour son site Web. Avant sa carrière de journaliste, elle a travaillé comme œnologue dans diverses caves en France et à travers le monde.

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