Cinq vins de Ben Mayo

Ben Mayo a récemment organisé une dégustation de ses vins au siège de Nomacorc en Caroline du Nord. Depuis plus de dix ans, Mayo est le viticulteur de l’entreprise Eberle Winery à Paso Robles, en Californie. Il utilise exclusivement des bouchons Nomacorc depuis de nombreuses années – il apprécie leur fiabilité et le transfert homogène de l’oxygène – et la dégustation visait à démontrer à quel point ses vins se bonifient avec l’âge.

J’ai demandé à Mayo s’il avait déjà entendu un client se plaindre des bouchons synthétiques. Seulement une fois, m’a-t-il dit : un client avait fabriqué un dessous-de-plat avec des bouchons Nomacorc et avait été surpris de voir qu’ils avaient fondu sous la chaleur d’une marmite.

Lors de la dégustation, un vin a particulièrement marqué les esprits – son cabernet sauvignon 2003. Le prix d’origine s’élevait à 75 $, mais les quelques bouteilles encore disponibles aujourd’hui se vendent à 250 $. Je comprends pourquoi. Le vin a été mis en bouteille il y a dix ans, mais le bouchon était parfait et le vin s’est révélé incroyablement frais et dynamique, affichant de puissants arômes de cerise rouge, des notes de figue et de réglisse et un corps subtil et élégant. Il a gagné en complexité durant cette dégustation d’une demi-heure.

Ce fut un honneur de pouvoir goûter ce millésime rare, et si j’apprécie les aspects techniques des dégustations organisées pour l’industrie – les convives qui font tourner le vin dans le verre, le respirent, le recrachent, discutent du chêne français et du sucre résiduel, de l’échelle de Brix et de la fermentation malolactique – on a tendance à oublier que, dans la vie de tous les jours, la plupart des amateurs de vin n’abordent jamais ces sujets-là. Même les gens du secteur souhaitent parfois oublier les caractéristiques techniques et simplement s’asseoir et déguster un vin dans l’esprit voulu par le viticulteur.

J’ai demandé à Mayo de choisir cinq vins qu’il avait goûtés récemment et lui avaient vraiment plu, des vins partagés en famille et entre amis, lors de repas ou d’occasions particulières, dégustés comme ses clients dégustent les siens. Voici sa liste :

2009 William Harrison Cabernet Sauvignon

Rutherford, Napa Valley

87 % cabernet sauvignon, 11 % petit verdot, 2 % merlot

55 $, TAV 14,5 %

« Ce vin possède une robe profonde, un nez évoquant la poussière de Rutherford et un palais riche et à multiples dimensions, avec une longue finale et des tanins doux. »

 

2009 Baker and Brain Syrah

Edna Valley

100 % syrah

23 $, TAV 14,9 %

« Excellent syrah d’une région plus fraîche, vifs arômes fruités et milieu de bouche ample. Il s’est parfaitement marié à l’agneau. »

 

2011 Wild Horse Pinot Noir « Cheval Sauvage »

Santa Maria Valley

100 % pinot noir

65 $, TAV 14,5 %

« Excellent vin à un prix abordable ! Saveurs étagées de cola et d’épices, avec l’arôme essentiel de fruit du pinot. »

 

2009 Château Dutruch Grand Poujeaux

Moulis-en-Médoc, Bordeaux

54 % merlot, 42 % cabernet sauvignon, 4 % petit verdot

25 $, TAV 13 %

« Un classique à très bon prix. Agréable aujourd’hui, mais vieillira très bien. »

 

2009 Williams Selyem Pinot Noir « Westside Road Neighbors »

Russian River Valley

100 % Pinot Noir

69 $, TAV 14,2 %

« Le mois dernier, c’était l’anniversaire de mon père. Nous avons dégusté une formidable bouteille de pinot William Selyem. Quand j’opte pour un pinot relativement cher de la Russian River, je choisis toujours celui-là. Merveilleusement fruité, très bien équilibré. Le pinot noir américain par excellence. »

À propos de l'auteur

Résidant depuis toujours à Memphis, dans le Tennessee, Ben Carter écrit des articles en ligne sur le vin et l’alimentation depuis 2005. Il a commencé par son blog, Benito’s Wine Reviews, a écrit pour Serious Eats, Snooth, Palate Press et a également été publié dans le Wall Street Journal. En journée, il travaille dans le domaine de l’assurance qualité pour une grande société.

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